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Etat Providence Participatif=société des participants

  • Nuit Debout ou le Prion du Capitalisme

    Frédéric Lordon constate qu'avec Nuit Debout, le feu n'a pas pris, malgré tous ses efforts pour essayer d'enflammer cette petite braise.  Il me semble heureux que le feu n'ait pas pris, parce qu’ensuite, les hommes providentiels, les sauveurs, ne manquent pas de tirer la couverture à eux ou nous entraînent dans des voies infernales, pavées de nos (leurs) bonnes intentions.
     

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  • Le projet de congé engagement, parmi les avancées de la mutualisation du travail socio-culturel

    Un projet de loi s'inscrit dans un cadre plus général de mutualisation du travail socio-culturel ou non productif, il s'agit du congé engagement. Ce congé serait de 6 jours de congés par an sans solde, fractionnable,  pour exercer des activités associatives. Environ 3 millions de personnes sont concernées dans 860 000 associations. Ce nouveau droit s'inscrirait dans un projet plus vaste de la loi "Egalité et Citoyenneté". Cette fois, ce dispositif se rapproche vraiment du projet de contrat mixte que je défends depuis le début des années 90, mais en moins général. La reconnaissance de ce travail n'est pas prévue dans ce projet, mais les associations peuvent de leur côté y contribuer. à suivre...

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  • Nous avons besoin d'une gauche en phase avec notre temps.

    Jean Zin, dans un article très lucide, annonce une déroute de la gauche, mais il ne se contente pas de cette observation, il donne des orientations pour une gauche en phase avec notre temps et dont nous aurions tant besoin.

    Son article est très condensé, tellement ramassé sur l'essentiel, que je crois utile de le relayer et que j'invite tous les sympathisants de gauche à relayer cette voix expérimentée et lucide.

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  • Comment créer une communauté coopérative dynamique?

    L'économie coopérative, c'est une personne une voix, alors que l'économie capitaliste c'est la décision à l'actionnaire majoritaire. Depuis la révolution, l'économie coopérative cherche un modèle lui permettant de se développer. Elle demeure marginale (moins de 4%, soit environ 1Million de personnes pour 23000 entités) comparée à l'économie capitaliste. Et si l'économie coopérative s'organisait de façon à améliorer ses avantages comparatifs vis à vis de l'organisation capitaliste? Elle a quelques atouts, en particulier d'être en accord avec notre devise de liberté, d'égalité et fraternité, ce que ne peut raisonnablement prétendre l'économie capitaliste. Alors, comment faire pour lui donner plus de poids, pour qu'elle devienne plus dynamique, pour créer un écosystème entrepreneurial coopératif?

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  • Du mouvement des planètes politiques

    Il n'a échappé à personne que l'attraction du communisme ou plus exactement de la gauche autoritaire a fondu depuis les années 80. C'était un gros morceau, une grosse planète, dont la disparition ne peut manquer de modifier tous les équilibres du cosmos politique. Je vais m'aventurer à une hypothèse sur cette évolution, ou plutôt cette révolution en cours. Attention, article très prospectif, très schématique et très succinct, donc peu fiable!

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  • Soit le chef, soit l'intelligence collective, il faut choisir.

    La droite, c'est le chef, et la gauche, c'est l'intelligence collective ou ... l'utopie. Du moins, une gauche qui serait libertaire, plaçant l'émancipation en son cœur. Cette gauche libertaire se cherche depuis au moins la révolution. Serait-il possible qu'elle se trouve enfin en devenant experte en intelligence collective?

    L'essentiel de ce billet est paru en premier le 16/12/2015 sur le site des convivialistes sous le titre "L'intelligence collective pour féconder la gauche libertaire et donner corps à un convivialisme". 

    Relayé aussi sur le blog de Paul Jorion.

    Et sur celui de Jean Gadrey.

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  • Chacun de nous a besoin d'une place dans un cadre fraternel et transcendant (bis)

    Réduire l'errance* inhérente à notre société de l'émancipation et faire des progrès en éducation.

    Dans ce climat de violence et de haine, attisée par bon nombre de leaders (ir)responsables, j'ai éprouvé le besoin de rappeler que les barbares d'hier ne sont pas des extraterrestres, mais des êtres humains qui, comme chacun de nous, ont besoin d'une place dans un cadre fraternel, et même transcendant, ainsi qu'en témoigne David Thomson (le reste n'est rien comparé à la puissance romanesque d'un groupe transcendant qui nous ferait une place, qui nous ouvrirait les portes de l'éternité tellement au-dessus de nos petites contingences matérielles, cf Rimbaud ci-dessous). Si nous voulons combattre ce qui nous arrive, il nous faut concevoir qu'entre l'ombre d'une vie de galère et d'exclusion ou de perte de sens et l'exaltation d'une vie d'action au service d'une mission divine (je crois que c'est bien comme ça que c'est vécu, sinon comment expliquer le sacrifice de sa propre vie?),  certains choisissent de se sacrifier. Bien entendu, les stratèges qui captent et manipulent ces esprits errants doivent être combattus, d'abord en comprenant leur stratégie pour la contrer, (lire aussi Gilles Kepel qui nous exhorte à raison à mieux connaître le monde musulman, le monde Arabe et les luttes très puissantes dont ils sont le siège actuellement) mais il serait vain et dangereux de se contenter de ce seul combat. Il me semble aussi indispensable de réduire l'errance en offrant plus de places, plus de sens, sans pour autant renoncer à cultiver l'émancipation comme une de nos valeurs cardinales, à la base de notre écosystème social et de notre contrat social effectif.

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  • L'écologie sociale pour renouer avec un humanisme émancipateur

    Reconstruire la gauche dans le désert idéologique, le fertiliser en développant l'émancipation DANS les organisations. Penser la gauche avec Murray Bookchin et Gerard Endenburg et la sociocracy (ou Jo Freeman).

    Dominique Reynié clame que la gauche, dans son ensemble, est morte. C'est sans compter que la gauche, comme la droite, sont éternelles. De même que le populisme est aussi éternel, puisqu'il se nourrit des impuissances, aussi bien de la gauche que de la droite, et alimente le processus immémorial du bouc-émissaire.

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  • Le service civique des jeunes et des vieux, une amorce de réponse au besoin de mutualiser le travail social...qui risque de tuer l'idée?

    Le service civique fait l'objet de diverses propositions qui tournent autour du pot de la mutualisation du travail social. La dernière en date est celle de Rama Yade . Cette thèse du service civique des seniors est aussi soutenue par Serge Guérin et Michèle Delaunay dans une tribune dans le quotidien l'Opinion "Mobiliser les seniors".

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  • Chacun de nous a besoin d'une place dans un cadre fraternel.

    Je voudrais développer l'hypothèse partant du point de départ que l'homme serait un être social, profondément social. A cette nature répondrait un besoin communautaire, le besoin d'avoir une place dans un cadre fraternel. A ce besoin communautaire universel répondent des cultures construisant des fraternités.

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  • Comment l'exclusion génère des born-again, tentative de décodage.

    Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il y en a, des born-again (nés à nouveau), des illuminés, et qu'ils se sentent alors investis d'une mission. La forme et sans doute le nombre varie avec les époques, avec les illusions disponibles.

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  • Attendre un sauveur ou devenir collectivement moins cons? Comment être Charlie?

    Les commentateurs avertis de notre époque prédisent que ça va péter, qu'il va, d'une façon ou d'une autre, nous falloir effacer les tablettes pour repartir pour un tour. C'est le cas de David Graeber à qui j'ai emprunté la formule des tablettes, celui de Paul Jorion, celui de Jean Zin, et aussi de l'illustre inconnu BA (Bruno Arf?), pour ne citer que ces quatre là.

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  • Dialectique matérialiste et intelligence collective

    L'intelligence collective s'applique très bien aux abeilles et aux fourmis, un peu moins bien aux collectifs humains, aux groupes humains. Les principales différences entre ces animaux sociaux et les humains résident dans les luttes de pouvoir, y compris dans la manie saugrenue de vouloir "gagner" les conversations, et la propension à prendre ses désirs pour des réalités, qui rendent plus difficiles les échanges et en particulier l'identification et la prise en compte des contradictions avec les objectifs qui se révèlent dans l'action.

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  • Rapprochement entre choix-culpabilité-objets-salauds.

    Je reprends le terme de salaud d'un billet de Jean Zin, les salauds au pouvoir parce que ce billet m'a inspiré une réflexion sur la culpabilité, son origine, son rôle et sa métabolisation.

    Le fait que nous puissions faire des choix nous place

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  • Le périscolaire à la moulinette...appel à contribution

    Il semble y avoir des difficultés de recrutement des encadrants des nouvelles activités périscolaires à la charge des municipalités (avec une contribution pécuniaire partielle de l'état). Le cadre de l'Etat Providence Participatif serait très bien adapté à ce besoin de main d'oeuvre à temps partiel.

    Il me manque des données sur le volume de travail que ça représente.

    Si un lecteur possède des sources à ce sujet, merci de me les communiquer.

  • Alzheimer à la moulinette de l'état providence participatif

    Avec Alzheimer, 800 000 malades en France en 2007, en forte progression, on entre dans la catégorie poids lourd des ressources humaines que l'EPP pourrait mobiliser. On trouve un  résumé de la situation dans Wikipedia:

    En se référant au nombre estimé en 2007 de 800 000 malades en France et en considérant une moyenne de 3 cellules familiales autour d'un malade (la famille comprend les enfants, les frères et sœurs, nièces et neveux, etc.), ce sont plus de 2 400 000 personnes qui sont concernées plus ou moins directement par la maladie d'Alzheimer. C'est un problème majeur de société, la progression du nombre de malades étant d'environ 250 000 cas par an [réf. incomplète]125.

    La famille a des ressources limitées en temps pour offrir à la personne malade le soutien dont elle a besoin de façon de plus en plus continue au fur et à mesure de l'évolution de la maladie. Pourtant, dans 70 % des cas, c'est la famille qui prend en charge la personne malade et lui permet de rester à domicile.

    On a pris conscience de l'apport considérable de l'aidant naturel (aussi nommé aidant familial) et les professionnels se rendent compte que l'« aide aux aidants » est probablement une des manières de répondre à cet énorme défi de santé publique.

    En France, 70 % des époux et 50 % des enfants d'une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer lui consacrent plus de 6 heures par jour. 24 % des aidants – et 54 % s’il s’agit d’enfants d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer – doivent réaménager leur activité professionnelle. 20 % des aidants naturels d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer déclarent différer, voire renoncer à une consultation, une hospitalisation ou un soin pour eux-mêmes par manque de temps126[réf. incomplète]. Si la prévalence de la maladie continue d'augmenter, elle mobilisera à elle seule et pour le simple nursing un dixième de la population active. Par ailleurs, il semblerait que la mortalité des personnes aidant soit supérieure à celle de personnes du même âge ne s'occupant pas d'un malade, mais cela n'est pas clairement établi à ce jour127. Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, a été mis en place un métier le Technicien-Coordinateur de l’aide psycho-sociale aux aidants en réponse aux problématiques de ces aidants.

    Un malade requiert 6h de soin et d'attention par jour d'un aidant. Pour l'état providence participatif, cela signifie qu'il faudrait au moins 7 à 10 aidants pour un malade. Pour environ 1 million de malades on arrive au chiffre de 7 à 10 millions d'aidants, soit environ 10% de la population. C'est ce qu'il faudrait si on souhaite soulager les aidants actuels et mutualiser la prise en charge de cette maladie. On peut remarquer que le principe d'association de professionnels et de "volontaires" se met en place avec les techniciens-coordinateurs, ce qui illustre comment l'état providence et l'état providence participatif peuvent se combiner avantageusement.

     

    La même démarche s'applique à la maladie de Parkinson qui touche environ 0.3% de la population (1% des plus de 60 ans et 4% des plus de 80 ans), soit environ 200 000 personnes en France. Une mutualisation de la prise en charge par l'EPP mobiliserait environ 1.5 à 2 millions d'aidants.

     

  • L'ambulatoire pour la naissance à la moulinette de l'État Providence Participatif

    C'est peut-être le début d'une série "à la moulinette de l'État Providence Participatif (EPP)" on verra bien si cette série a du souffle ou pas. Il s'agit de tenter d'analyser ce que l'EPP pourrait apporter à des sujets d'actualité. L'ambulatoire pour la naissance et pour de nombreux autres cas est un sujet d'actualité, il est justifié par un besoin de réduction des dépenses de santé, en particulier à l’hôpital, sans pour autant perdre en qualité, voire améliorer la situation.

    A quoi sert la petite semaine que la maman et le nouveau-né passent à l'hôpital? Cette durée pourrait-elle être réduite?

    Pour tous les cas qui ne présentent pas de risque de santé particulier, c'est à dire la très grande majorité des cas, il serait envisageable de réduire cette durée à 2 jours. Toutefois, cette petite semaine est aussi mise à profit pour que les parents apprennent à s'occuper de leur enfant. L'hôpital joue donc aussi un rôle d'apprentissage. C'est sur ce volet que l'EPP pourrait apporter sa contribution selon un schéma mixte professionnels/volontaires avec un ratio de 1 pour 10 ou 20. Ou bien selon un schéma d'agrémentation comme c'est pratiqué par les fédérations associatives (par exemple la randonnée où les encadrants sont tous bénévoles et formés par les fédérations).

    Sur les environ 800 000 naissances par an, il doit être possible de libérer 2 jours, soit une économie de 800 000x2x200(environ 200€ pour une journée d'hôpital)=320M€. C'est un peu simpliste comme approche du fait qu'en économie, il y a de nombreux vases communicants et caractères systémiques.

    Il y a très certainement besoin de débattre des autres aspects d'un dispositif qui mutualiserait ainsi l'initiation du volet sanitaire de l'art d'être parent. On peut verser à ce débat le fait qu'autrefois la plupart des naissances avaient lieu à la maison, ce qui posait quand même de gros problèmes pour les accouchements difficiles et pour lesquels l'hôpital apporte une grande amélioration. L'apprentissage se faisait avec les proches et les quelques conseils des médecins et des sages-femmes. Un accouchement à l'hôpital un peu plus ambulatoire et une mutualisation de l'apprentissage comportant une formation me semblerait être un bon système, répondant aux diverses nécessités.

    En ce qui concerne l'évaluation du gisement d'emplois sociaux de l'EPP, si on compte 800 000 x2/200 (1 ETP c'est environ 200 jours par an) on aboutit à 8 à 10000 emplois ETP (Equivalent temps plein), soit environ 100 000 emplois à 10%ETP (les 10% d'un ETP requis par l'Etat Providence Participatif à un de ses participants).

  • La contrainte pénale à la moulinette de l'Etat Providence Participatif

    La prévention et la prise en charge de la délinquance est un des viviers de recrutement des participants de l'état providence participatif. Sans doute pas le plus important, loin derrière les ainés et les juniors, mais il est important qualitativement parce qu'il est situé aux marges du malaise dans la société. On peut estimer le nombre de personnes concernées par la contrainte pénale à quelques dizaines de milliers. Ce chiffre n'est pas simple à établir parce qu'il dépend de l'existence même de la contrainte pénale. Partons sur un chiffre de 50.000. Il faudrait un probateur, (ou "parrain" comme cela se pratique pour les associations de prévention de rechute aux addictions) pour 1 "délinquant". Soit un effectif de 50 000 probateurs volontaires. Un système voisin de celui des sapeurs pompiers pourrait être mis en place, avec 1 probateur professionnel pour 10 à 20 probateurs volontaires. Sachant que les meilleurs probateurs seraient très probablement d'anciens délinquants ayant réussi à s'en sortir, de la même façon que cela se pratique pour la drogue ou l’alcoolisme. Mais pour mettre en place un tel système mixte professionnels/volontaires, il serait utile de pouvoir s'appuyer sur des dispositions plus favorables à l'empowerment, comme celles que je propose dans L'état providence participatif.

    Aujourd'hui, les probateurs en place ont à gérer en direct plus de 100 délinquants, ce qui rend leur tâche impossible. Avec la contrainte pénale, la situation sera bien pire et ce n'est pas avec les 1000 postes supplémentaires dont il est question que ce problème d'effectif sera résolu.

  • Villes Amies des Ainés

    La guerre des générations n'aura peut-être pas lieu, le mouvement mondial des Villes Amies des Ainés témoigne d'une saine réaction de la société, sous l'impulsion de l'OMS, vis à vis des agressions contre l'état social. Coordonner les actions au niveau des villes, les mettre en réseau, est un acte très politique puisqu'il concourt à la prise de décision et d'action collective. J'y vois la progression de l'état providence participatif, c'est à dire d'un état providence où chacun peut trouver une place d'acteur.

    Pour fonder l'état providence participatif, aux villes il faudrait ajouter les campagnes, aux ainés il faudrait ajouter les enfants, les handicapés, les délinquants, les toxicomanes... mais le modèle me semble prometteur. Au moins ne rencontre t il pas l'opposition qui avait été faite à la société du soin mutuel, alors que c'en est un élément important par son volume. Mystère de la sémantique?

    Serge Guérin, âpre défenseur des aidants, promoteur du care et de l'état social salue l'émergence des Villes Amies des Ainés. et cet élément de reconstruction de l'état providence par le bas, par les territoires.

  • Nouvelle Donne essaie la sociocratie

    Dans une vidéo de 20 mn, Patrick Beauvillard, le porte parole de Nouvelle Donne annonce qu'ils ont choisi la sociocratie comme mode d'organisation. Je leur souhaite vivement de réussir cette première, pour un parti politique, que je soutenais dans un article invité paru il y a peu chez Jean Gadrey. J'avais promis ici et là que si un parti s'organisait selon les principes de la sociocratie, j'y adhérerais. Parole tenue!