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Le collectif et l'individu, éternelle question!

Le plus grand problème des libéraux, c’est d’oublier le collectif, le besoin collectif qui ne me semble pas une option philosophique ou politique, mais une part constitutive de notre humanité. Je dirais que chacun de nous a besoin d’avoir une place dans un cadre fraternel et transcendant (qui transcende notre individualisme étriqué). L’ensemble du monde souffre de l’hégémonie individualiste, de l’ordre individualiste qui sévit, avec le sentiment que c’est pour rien ou plutôt le pire.

 Le plus grand problème des socialistes volontaristes, c’est d’oublier l’individu, la personne, et de vouloir faire le bonheur de la collectivité au détriment de ses membres. Le cadre collectif devient oppressif. C’est de ce cadre que notre société moderne a voulu s’extraire. De d’Auguste Comte à Durkheim puis à Touraine, cette question de l’individu et du collectif est posée, sans solution satisfaisante jusqu’ici.
 La question est de savoir comment ne pas jeter la liberté avec l'individualisme? Ou comment renouer avec le solidarisme sans revenir aux aliénations communautaires? Ou comment combiner nos libertés? De mon point de vue, la résolution de cette équation difficile passe par l’apprentissage et la maîtrise d’un savoir faire en intelligence collective. Il me semble indispensable qu’aujourd’hui, les solidaristes, dont je suis, s’emparent de cette question. . Les pistes que j’ai pu trouver jusqu’ici (sans la moindre prétention à être exhaustif, mais ceux-là m'ont beaucoup apporté): Elinor Ostrom, Gerard Endenburg, Jo Freeman, Olivier Zara, et en ce moment, le travail d’exploration du couple Beauvillard, tout à fait en ligne avec Elinor Ostrom. Et puis aussi, la mise en pratique dans chaque collectif où j’interviens, afin de confronter, d’acquérir de l’expérience, sortir de “l’onanisme” philosophique. Je crois que c’est une piste possible pour “prionner" ce capitalisme individualiste (mais c'est l'individualisme qui offre un terrain propice à la prolifération du capitalisme dans sa forme actuelle) dévastateur pour les milieux écologiques et sociaux, à tel point qu’on peut facilement l’incriminer (cet individualisme colonisé par le capitalisme), sans responsable clairement identifiable pourtant, de crime contre l’écosystème et l’humanité.

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