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Le prix de la côtelette

Le prix de la côtelete est-il égal à son coût (y compris frais de gestion, rétribution du capital et taxes)?

Tout dépend de la côtelette.

Si elle est subventionnée de diverses manières (les élevages où les animaux sont serrés et qui peuvent être des incubateurs de nos futures maladies résistantes aux antibiotiques), si on compte le coût écologique (surtout la question de l'eau) et bientôt en seconde vague à venir, si on compte le coût sanitaire (les maladies résistantes et les maladies qui peuvent être induites par les produits dits phytosanitaires), si on compte tous ces coûts alors rien n'est moins sûr.

J'oubliais le coût moral, pour ne pas parler du coût poétique, la plus ou moins bonne vie que nous réservons à nos animaux qui nous cèdent la leur.

On peut ainsi aboutir à ce tour de force d'obtenir un prix qui peut être inférieur au coût.

Est-ce que ce n'est pas ce qu'on appelle du dumping? A moins que ce ne soit un sombre privilège?

Dans ces conditions de concurrence faussée, pas facile de développer des filières attentives à minimiser dégâts environnementaux et sanitaires colatéraux, à ne pas accumuler une dette écologique et sanitaire qui s'apparente à celle des Subprime dans la mesure où elle ne sera pas solvable.

Commentaires

  • Belle réflexion philosophique...
    Coûts amont et ... coût aval !

    Remarque, si on arrête de vivre, on arrête aussi d'être malade, on arrête de saloper la planète, on arrête de bouffer, on arrête l'élevage des côtelettes et tout le monde est content !

    Mais à que si les gens veulent manger des côtelettes, persister à vivre avec le peu qu'on leur laisse, évidemment, évidemment...
    La terre n'étant pas extensible, faudra bien cultiver comme on peut de la côtelette dans un coin, pas vrai !

  • C'est tout à fait ignoble! Tu sous-entends, comme les tenants de la FNSEA qu'il n'y a que le choix entre l'élevage (dit productif, parce que chacun pour soi et la merde pour tous! ou la privatisation des profits et la mutualisation des dégâts) productif des cochons serrés sur dalle de béton pour lesquels on ne compte pas tous les coûts et l'élevage de papa (grand-papa) autarcique et misérable. Je t'avais fait passer le témoignage d'André POCHON qui a pratiqué plus de 30 ans une agricultutre et un élevage intensif sans pour autant tout saloper ni fabriquer des incubateurs à bactéries et virus résistants (ses frais vétérinaires étaient au moins 10 fois plus faibles du fait que ses bêtes étaient saines). Mais tu t'es foutu de ma poire. Dès fois, je me demande pour quoi ou pour qui tu roules.

  • Mais je suis un ignoble ! Tu le savais...

    Maintenant, il faut quand même relativiser : Satisfecit bien mérité pour ton idée d'inclure les frais "AVAL".

    Mais entre les porcheries des bretons et l'élevage de Pochon, il y a des "milieux" tout à fait acceptables.

    Je vais même te dire, Pochon n'apprend rien à personne et même il devrait aller prendre des cours en Corsica Bella Tchi-tchi où les cochons s'élèvent tout seul dans les montagnes, et même se reproduisent avec les sangliers, que la viande n'en est que meilleure !

    Mais là encore, parmi les "coûts aval", faut aussi aller chercher dans les carambollages de la viande sur patte et des camions, voitures et même Michelines locales qui passent.
    J'ai même vu un temps, un camion de la sécurité civile parti combattre un incendie de maquis se faire bousculer dans le fossé par une vache (virtuelle d'après Bruxelles) qui ne voulait pas qu'on dérange son veau qui brouttait les fougères le long de la route...

    D'accord avec toi, ça c'est une agriculture de "luxe", pour quelques avertis qui y tiennent. Et un luxe qui n'est même pas cher à acquérir : il suffit de vivre sur place.

    Maintenant, quand effectivement je vois les tombereaux de tranches découannée de chez fleury michon qui se vendent en magasin parigot à 22 euros le kilo, parce qu'il y a un peu moins de sel, je me dis comme toi qu'on marche sur la tête...

    Mais faut bien nourrir tous ces électeurs de gauche-bobo et autres écolo-citadins, franchement, y'en a parmis qui devraient ouvrir les yeux sur les réalités de notre bas monde.

    Ca ne te concerne pas : je te sais attentif plus que d'autres !
    Faut juste que tu nous trouves les "justes" milieux acceptables, et tu sais que je compte sur toi...
    C'était donc juste un "petit coup de pied" dans la fourmilière, parce que je peux être encore plus torride que ça : j'ai des munitions, naturellement !

  • Je me demandes pourquoi tu tiens tant à dévaloriser POCHON qui a beaucoup démontré et continue beaucoup à démontrer ce que peut être une agriculture durable ... et rentable. Je ne vois q'une seule raison, un chauvinisme mal placé. Désoé si POCHON est un breton!

  • Je ne dévalorise pas plus que ça : il fait du marketing sur des choses qu'ils n'a même pas inventé, même pas "trop bien" (mais c'est un jugement de valeur de ma part, pas un fait) compilé un savoir ancestral qui appartient à tous !

    Où est donc l'innovation, le progrès de l'espèce ?
    Je ne le vois pas bien.
    Mais à chacun sa chappelle : si pour toi c'est un quasi-dieu, je te prie de bien vouloir m'excuser de t'avoir offensé...

    Et quand je te parle des Corses, un c'est parce que je les connais bien (mais je pourrais te parler des tomates de mon grand-père dans le beauvaisie si ça t'amuse, grosses comme des pastèques et savoureuses à n'en plus finir), car dans l'inconscient populaire, les corses sont considérés comme des quasi-sauvages, incultes et s'entretuant pour des broutilles...
    Des quasi-sous-hommes...

    Pas comme les bretons, bien sûr, qui ont donné la duchesse Anne, mais tant de bons marins... et corsaires du Roy !

  • C'est curieux comme ça dérappe à tous les coups. Je ne suis pas offensé et ça n'aurait aucune importancce dans cette discussion. Tu continues de dévaloriser POCHON, tout en disant le contraire. POCHON n'est pas un demi-Dieu à mes yeux, juste un gars qui a vraiment les pieds sur terre et un sens aigu des coûts. Les connaissances qu'il a utilisées sont pour l'essentiel celle de la prairie temporaire qui datent des années 60, il est d'ailleurs parfaitement reconnaissant aux Dumont, Voisin etc... Si tu avais un peu pris le temps de le découvrir, tu aurais pu constater que son travail expérimental ne se limite pas à la prairie temporaire, loin s'en faut. Pochon a aussi beaucoup fait pour accueillir et former gratuitement des centaines d'agriculteurs qui souhaitaient quitter l'agriculture dite moderne avec maïs/soja OGM (acheté aux US) stabulation, subvention, pollution pour tous, 70heures par semaines...
    Je ne connais pas La Corse sauf au travers de quelques témoignages directs et quelques lectures. J'en ai retenu que l'esprit communautaire y était toujours vivant, contrairement au continent (y compris la Bretagne que je connais bien). Pour illustrer, en Corse, il me semble qu'il est toujours primordial de savoir de qui tu es le fils, le cousin... Sénèque disait que la Corse était rongée par l'envidia (la jalousie)...Bon, mais on dérappe on dérappe, de quoi on parlait déjà?

  • Dont acte !
    On dérape, certes... Et inutilement.

    Et je suis comme toi : quand je ne connais pas une chose, j'essaye de lire ce qu'en dise les auteurs eux-mêmes pour mieux comprendre.
    Donc je te lis et Pochon aussi (moins tout de même... je n'accroche pas : il y a mieux à faire, telle est mon opinion).

    Mais que tu en restes à Sénèque ou Mérimée... Passe encore Rousseau !
    Tu sais, ça eut évolué depuis quelques années.
    Même en Corsica Bella Tchi-tchi : même les avions y vont, maintenant !
    Et en Bretagne, c'est comme en Corse ou dans le Gers : les autoroutes n'y vont pas, me diras-tu.
    Mais les poncifs si, même chez Pochon qui sait pourtant les "marketer" (puisqu'il en vit, nous dit-il !)

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