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  • La sociocratie au secours du politique

    Jean Gadrey accueille un billet invité sur son site avec le même titre ici. J'espère que vous irez y poster vos commentaires sur lesquels je pourrais m'appuyer pour rédiger un texte enrichi ici-même.

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  • Est-ce que le ministère de la bonne bouffe est lancé?

    Est-ce que le ministère de la bonne bouffe que j'appelle de mes voeux depuis 2007  serait en train de se concrétiser? Le volet agricole semble lancé avec un plan d'agro-écologie, mené par Stéphane Le Foll, auquel je n'ai rien à ajouter, ni sur le fond du projet ni sur la méthode participative, subsidiariste dans lequel l'état joue son rôle sur le plan des lois, sur le plan du soutien et des synergies, mais sans vouloir tout commander d'en haut. Pour moi un modèle du genre. On verra bien si les lobbys de l'agroindus et le tropisme jacobin (cf par exemple le livre "Le technocrate et le paysan" de Pierre Müller) feront dévier ce projet de sa route prometteuse, mais pour le moment, je vous invite à en profiter. Je trouve remarquable que le premier critère de développement de cette révolution agricole en cours qui a été retenu soit la conservation des sols et non le bio, parce qu'en effet on peut pratiquer le labour qui participe fortement à l'érosion des sols et faire du bio qui ne respecte donc pas un principe écologique et économique primordial de conservation des sols. Sans compter que le labour détruit une partie de la vie du sol, le déstructure, empêche l'eau et les racines de pénétrer profondément, se prive de l'énergie du soleil une partie de l'année pour faire de la biomasse et de l'autoamendement. En second point, il y a l'autonomie fourragère, le dada de Dédé Pochon, reprenant les acquis de la révolution fourragère des années 60 et qui devrait arrêter cette aberration d'importation de soja*. Et ainsi de suite. 

    Pour le volet gastronomique de cet imaginaire ministère de la bonne bouffe, inutile d'en faire trop, le dynamisme de ses acteurs saura tirer parti de ces produits plus sains qu'ils seront fiers de servir.

    Quant au tourisme, c'est pareil, ils sauront vanter la gastronomie élaborée à partir des meilleurs produits du terroir, ainsi que la qualité environnementale des lieux.

    Les retombées économiques de ce projet agro-écologique devraient s'affirmer de jour en jour à moyen terme, ainsi que les retombées sanitaires et écologiques sur un plus long terme.

    On refait un point dans 1 an.

     

    *Pour les herbivores, le soja est généralement associé au maïs-fourrage pour obtenir une ration alimentaire complète, alors que l'herbe est un aliment complet pour eux. La critique violente de Pochon sur le maïs serait à modérer si on cultivait celui-ci selon les méthodes d'agro-écologie et de semis direct et pour l'alimentation des non-herbivores et la consommation humaine, comme certains le font déjà, pour ne récolter que les épis et restituer le reste sur place. Le bilan du maïs peut être très bon et il représente un grand secteur économique.

    Rapport Inserm du 13/06/2013 sur les effets des pesticides sur la santé dont la chute de qualité du sperme, cancers etc

    Erosion des sols et agriculture de conservation, par l'INRA.

    Observatoire agriculture et biodiversité.

    Une recherche critique sur un pro-OGM, Pro pesticides, pro-herbicides, anti agro-écologie et ses liens avec l'AFIS. Noter le témoignage de Marce-Francis Khan.